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People de SQDCP : et si c’était facile de l’animer ?
Animer le voler People de SQDCP

Sécurité, Qualité, Coûts, Délais, People. Les cinq axes du SQDCP structurent l’animation quotidienne de dizaines de milliers d’ateliers.

Quatre d’entre eux fonctionnent à peu près partout de la même façon : un indicateur, un écart, une action, une escalade si le niveau ne peut pas traiter.

Le cinquième, non.

Demandez à dix responsables d’amélioration continue ce qu’ils affichent sur leur P, vous obtiendrez dix réponses différentes.

C’est normal : chez Shizen, ce sont nos clients qui paramètrent leur SQDCP, et le P est celui qu’ils remplissent avec le plus de créativité.

On y trouve des indicateurs d’absentéisme, des informations RH, des points de communication interne, parfois un taux de polyvalence recalculé à la main une fois par trimestre.

Ce n’est pas un axe vide. C’est un axe déconnecté.

Pourquoi le People résiste à l’animation quotidienne du SQDCP

Les quatre autres axes ont une propriété commune : la donnée qu’ils affichent est produite par le système que l’équipe utilise déjà. Un rebut est saisi au contrôle, un retard vient de l’ordonnancement, un incident sécurité est déclaré sur place. L’information arrive seule.

Sur le People, la donnée existe aussi, mais elle vit ailleurs :

  • Les habilitations sont dans l’outil de gestion des compétences,
  • Les absences sont dans le SIRH,
  • Les parcours de formation sont chez le service formation,
  • Les affectations sont dans un fichier tenu par un chef d’équipe.

Résultat : au moment du brief, le manager a sous les yeux un chiffre d’absentéisme du mois dernier, et il prend ses décisions du jour avec ce qu’il a en tête.

Trois questions reviennent tous les matins et ne trouvent presque jamais de réponse dans l’outil d’animation :

  • Qui est présent aujourd’hui, et sur quel poste ?
  • Celui que je déplace pour couvrir l’absence, est-il habilité, et son habilitation est-elle toujours valide ?
  • Si la réponse est non, qu’est-ce que je déclenche, et qui le suit ?

Ces questions occupent les cinq premières minutes de chaque top 5. Elles se traitent de tête, ou sur un papier, et elles disparaissent aussitôt.

Notre partenariat avec Mercateam

Nous aurions pu construire un module de gestion des compétences dans Shizen pour étoffer le SQDCP. Mais nous avons choisi de ne pas le faire.

La gestion des compétences industrielles est un métier entier : matrices de polyvalence, habilitations réglementaires, durées de validité, parcours de formation, standards au poste, traçabilité opposable en audit.

Un module bricolé aurait donné à nos clients un outil de plus à maintenir pour un résultat approximatif.

Mercateam développe cette plateforme depuis 2020 et l’a déployée sur plus de 300 sites industriels. Plusieurs de nos clients l’utilisaient déjà, en parallèle de Shizen, sur deux écrans différents.

Nous annonçons donc notre partenariat avec Mercateam, et l’ouverture de l’intégration entre les deux plateformes.

Matrice People SQDCP : Sécurité, Qualité, Coûts, Délais, People

Ce que l’intégration change pour le SQDCP

Concrètement, les éléments Mercateam s’affichent directement dans Shizen, sur l’axe People, au moment du brief :

  • Les matrices de polyvalence et les habilitations : qui maîtrise quel poste, à quel niveau, et quelles habilitations arrivent à expiration.
  • Les absences et la disponibilité : qui est présent, quelles demandes de congés sont en attente, et comment la couverture des postes s’en trouve affectée.
  • La planification et les affectations : le tableau d’affectation, connecté aux compétences réelles plutôt qu’aux habitudes.
  • Les contenus et la formation : les procédures, les standards au poste et les supports de formation rattachés à l’équipe.

Le point important n’est pas l’affichage. C’est que ces éléments sont actionnables depuis Shizen.

Un manager peut mettre à jour un niveau de compétence, ajouter une habilitation ou lancer une action de formation sans quitter son animation.

La question de la traçabilité, réglée par construction

C’est la première objection d’un responsable qualité, et elle est légitime : si on peut valider une compétence depuis un autre outil, qu’est-ce que ça vaut devant un auditeur ?

L’intégration repose sur l’authentification Mercateam.

L’utilisateur est identifié avec son propre compte, les droits configurés dans Mercateam s’appliquent tels quels, et l’historique est celui de Mercateam. Un manager qui n’a pas le droit de valider une habilitation ne l’a pas davantage depuis Shizen.

Autrement dit, l’intégration ne crée pas un chemin parallèle. Elle déplace le point de saisie vers le moment où l’information existe réellement, sans toucher à la chaîne de responsabilité.

Un exemple : deux outils terrain, une seule équipe

Un industriel suisse utilise les deux plateformes depuis plusieurs années, chacune de son côté.

Côté Shizen, l’animation est structurée sur trois niveaux :

  • un brief terrain deux fois par jour pour suivre le rythme des équipes postées,
  • un brief support et responsables de service,
  • et depuis peu un niveau comité de direction.

Entre ces niveaux, une boucle d’escalade : quand un problème dépasse les moyens ou l’autorité du niveau, il monte. Entre 80 et 90 % du personnel l’utilise au quotidien.

Côté Mercateam, l’usage est centré sur la compétence :

  • une matrice de polyvalence dynamique,
  • des standards d’atelier rattachés à des compétences,
  • des durées de validité qui déclenchent une alerte quand une qualification approche de son terme,
  • et des QR codes au poste pour accéder au bon standard en quelques secondes.

Deux dispositifs matures, deux logiques cohérentes, et aucune passerelle. Le responsable amélioration continue voyait les problèmes remonter dans un outil, et les compétences se gérer dans l’autre, sans que l’un informe jamais l’autre.

C’est exactement cette lacune que notre intégration comble.

Le manque de compétence devient un problème

L’apport le plus intéressant n’est pas l’affichage d’une matrice de plus. C’est que le People rejoint enfin la boucle de résolution de problème.

Aujourd’hui, quand un écart de compétence est constaté pendant un brief, il ne se traite pas sur place.

Il faut sortir de l’outil, écrire à quelqu’un, attendre une réponse. En pratique, l’écart est noté puis oublié, jusqu’à ce qu’il redevienne visible à l’occasion d’un audit ou d’un incident.

Avec l’intégration, un manque d’habilitation se comporte comme n’importe quel écart sécurité ou qualité : il est constaté au moment où il se produit, traité ou escaladé selon le niveau, et tracé. La matrice de compétences cesse d’être un document qu’on met à jour la veille d’un audit pour devenir un outil de pilotage quotidien.

Pour qui, et comment démarrer

L’intégration s’adresse aux sites qui utilisent déjà les deux plateformes, ainsi qu’aux clients Shizen dont l’axe People du SQDCP reste déclaratif et qui cherchent à l’alimenter avec des données réelles.

Elle est disponible dès maintenant. Sa mise en place ne demande pas de projet technique lourd : les deux outils sont déjà en place, il s’agit de les faire communiquer.

Réservez votre démo de 30 minutes.


Shizen est la plateforme d’animation de la performance industrielle : SQDCP, AIC, tournées terrain, audits et résolution de problème.

Mercateam est la plateforme de gestion des compétences et des équipes de production, déployée sur plus de 300 sites industriels.

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